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Les hommes
L’agriculture, un atout pour Midi-Pyrénées

 

La population agricole continue de décroître

La population agricole familiale comptait en 1988 près de 300 000 personnes ; on en compte moins de 200 000 en 2000. La population a continué à décroître ces dernières années en accusant, entre 1988 et 2000, une accélération des départs : 3,8 % par an. Ceux-ci n’étaient que de 3,3 % par an entre 1970 et 1979. Le nombre de salariés agricoles permanents tend à stagner, voire à augmenter : il passe de 6 000 salariés en 1988, à 6 700 en 2000. Au nombre de 175 000 en 1988, les actifs agricoles familiaux ne sont plus que 111 000 en 2000, soit une diminution de 3,7 % par an. Dans cette population, le nombre des chefs d’exploitation diminue au même rythme que celui des autres actifs. Enfin, un chef d’exploitation sur deux déclare travailler à temps complet, alors qu’à peine un sur cinq des autres actifs travaille à temps complet.

Un léger rajeunissement de la population des chefs d’exploitation

La population des chefs d’exploitation est passée de 129 400 en 1970 à 87 900 au recensement de 1988. Elle est, en 2000, de 69 100 chefs d’exploitation. Environ une exploitation sur deux a disparu entre 1970 et l’an 2000. On observe un léger rajeunissement au cours de ces dernières années, suite aux opérations de pré-retraite, et à l’arrivée d’une classe creuse dans la catégorie ’50-59 ans’. Les moins de 30 ans ont perdu un tiers de leurs effectifs. Ainsi, malgré la diminution du nombre total d’exploitations, les jeunes ne regroupent plus que 5 % de l’ensemble des chefs en 2000, contre 8 % en 1988.

Trop peu d’actifs formés, dans les exploitations professionnelles

Les chefs d’exploitations ou coexploitants sont peu formés. Et ceci dépend peu du département : le pourcentage de "aucune formation agricole" varie de 61% en Hautes-Pyrénées, à 43% dans le Gers. De même, plus de 80% des conjoints ou des autres actifs familiaux n’ont aucune formation agricole. Sur 44 943 chefs, 40 % n’ont aucune formation agricole initiale et près de 80 % n’ont suivi aucune formation agricole continue

Les salariés de production : une place plus importante

La part des salariés dans la fourniture de travail sur les exploitations est en nette progression : de 9 % en 1988 à 14% en 2000. Les salariés permanents fournissent à peu près autant de travail que les salariés saisonniers. Mais ceux-ci sont très concentrés (30 % sur le Tarn-et-Garonne), et travaillent moins de 20 jours par an.

Si on ne considère que les exploitations professionnelles, le poids des salariés est encore plus fort : il dépasse 15 % du temps total de travail. (voir tableau 12, en fin de chapitre) Les taux de progression de l’importance des salariés dans la production agricole sont spectaculaires dans le Tarn-et-Garonne, le Gers et le Tarn.

Malgré cette progression, Midi-Pyrénées reste très en-deçà de la moyenne française quant à l’importance des salariés dans la production agricole : dans l’agriculture française, les salariés permanents fournissent 16% du travail ; l’ensemble des salariés fournissant 27% du temps de travail sur les exploitations professionnelles.

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Sur le Web
AGRESTE, le site du Service régional de statistique agricole de la DRAF de Midi-Pyrénées
Portrait of the Regions - Midi-Pyrénées