L’évolution des assolements
L’application de la réforme de la P.A.C. a eu pour incidence :
une diminution de la S.A.U. cultivée au bénéfice de la jachère obligatoire. La surface en jachère est ainsi passée de 74 000 ha en 1992 à 177 000 ha en 1994 (soit un doublement de la surface) ; ensuite, cette jachère a été ramenée à un niveau de 100 000 ha environ.
une diminution de la sole céréalière : - 9% entre l’année « 1991 » (moyenne triennale 90+91+92) et l’année « 2000 » (moyenne triennale 1999+2000+2001). Cette diminution est due surtout à un recul important du blé tendre et de l’orge. Le maïs se maintient, grâce au niveau élevé des compensations pour céréales irriguées (qui avantage le maïs).
une progression de la sole oléo-protéagineuse : + 9% entre « 1991 » et « 2000 ». Cette progression est la conséquence des primes PAC.
un recul (léger mais certain) des surfaces destinées aux animaux : - 5% entre « 1991 » et « 2000 » pour l’ensemble [maïs fourrage et ensilage]+[prairies artificielles et temporaires]+[surfaces toujours en herbe (STH)]. Ce recul est toutefois à relativiser dans la mesure où il dépend de l’évaluation des STH, et en particulier des surfaces consacrées aux estives collectives, difficiles à estimer. En tout état, les surfaces consacrées aux herbivores représentent encore plus de la moitié de la SAU totale de la région (55% en 1990 à 53% en 2001). Globalement, on assiste donc à une spécialisation de la région vers les Grandes Cultures.
Grandes cultures : évolution variable selon les cultures
Après la réforme de la PAC de 1992, les grandes cultures ont gardé la même surface : 1 060 000 ha en 1990 contre 1 121 000 ha en 2001. En fait on constate une légère progression des surfaces consacrées aux COP (Céréales Oléagineux et Protéagineux), si on y intègre les surfaces en jachères. Cette évolution est variable selon les cultures :
Les orges sont les grandes perdantes, avec un recul de 40 %.
Le blé tendre : la sole blé tendre oscille autour de 250 000 ha de 1988 à 1992, puis autour de 220 000 ha depuis la réforme de la PAC.
Le blé dur : sa surface progresse de façon constante depuis 1992. Cette surface est toutefois fonction du quota des droits à produire alloués à la région.
Le maïs grain : avec une surface de 213 000 ha en 1999, la sole maïs maintient ses positions par rapport à la moyenne des campagnes 1991 et 1992.
Les oléo-protéagineux : la surface de la sole oléo-protéagineuse dépend de la politique européenne, par le biais des primes plus élevées allouées à ces productions. Avec une multplication par plus de 2 des surfaces entre 1992 et 2000, c’est surtout le soja qui a profité du niveau élevé des primes qui lui sont réservées. Le colza a un peu reculé, face aux nécessités du gel obligatoire. Le tournesol progresse légèrement. Les variations de surface entre « 1991 » et « 2000 » ont été les suivantes :
hausse de 126 % pour le soja
recul de 1 % pour le tournesol
recul de 24 % pour le colza