La production fruitière
La production de fruits est surtout concentrée dans le département du Tarn-et-Garonne qui regroupe 75 % du verger régional. Le pommier est la principale production fruitière de la région avec 6 700 ha en 2001.
La surface totale en verger de Midi-Pyrénées a subi une forte diminution ( -34 %) au cours des dix dernières années. Cette baisse affecte toutes les espèces (sauf l’abricot, qui reste marginal).
Le rythme de diminution est cependant variable selon les espèces :
le prunier - 21 %
le pommier - 34 %
le poirier - 64 %
le pêcher - 74 %
Concernant la production de prunes, pour laquelle la région était autrefois pionnière, Midi-Pyrénées représente encore 25 % du verger national.
Par contre, la production régionale de pêches est devenue tout à fait marginale (moins de 5 % du total national).
Sur le plan commercial et de la qualité des fruits, d’importants efforts ont été réalisés. Actuellement, 19 groupements de producteurs regroupés en comité économique (COMIPY) contrôlent 70% de la production fruitière.
La production de légumes frais
L’essentiel de la production se situe dans les vallées fertiles de la Garonne, du Tarn et du Lot. La superficie cultivée diminue sensiblement : - 43 % entre ’1991’ et ’2000’.
Deux productions caractérisent, de manière spécifique, la production légumière de plein champ.
L’ail : avec 2 351 ha en 2000 (dont 9 % des surfaces cultivées en ail "en vert"), cette production diminue rapidement : en ail sec, la production a baissé de 30 % entre ‘1991’ et ‘1999’. La concurrence des importations (notamment en provenance de Chine), la chute des prix et l’inorganisation de la filière expliquent cette tendance à la baisse des surfaces cultivées. La production d’ail régional représente environ 70 % de la production française d’ail sec. Midi-Pyrénées est spécialiste en Europe de la vente d’ail de gros calibre (60 mm et plus).
La région produit de l’ail blanc, de l’ail violet et de l’ail rose de Lautrec avec une concentration de la production dans trois départements : le Gers, le Tarn et le Tarn-et-Garonne.
Le melon : de 1991 à 2000, les surfaces et la production ont baissé de près de un tiers, passant de 6 000 ha à moins de 3 000 ha. Les zones les plus concernées par la production sont le Quercy du Lot et du Tarn-et-Garonne, et la région de Lectoure dans le Gers. Cette localisation des zones permet un étalement de la commercialisation : la production du Lectourais (12 000 tonnes environ) arrive une quinzaine de jours après celle du Quercy (avec 37 000 tonnes).