Faire découvrir la vie dans une vraie ferme sur cinq hectares de nature, tel est l’objectif de cette ferme pédagogique bâtie sur le haut d’une colline dans un coin tranquille des Coteaux du Quercy. Aujourd’hui, elle reçoit les enfants des écoles dans un rayon de 60 km mais aussi les adultes curieux et nostalgiques d’une agriculture authentique. Elle vend également en direct ses volailles et ses légumes.
Pourquoi et comment avez vous mis en place ce projet ?
A la fin des années 90, Josiane eut le choix de poursuivre son activité dans une importante société d’import/export ou de revenir travailler dans un environnement qu’elle apprécie, et conserver ainsi un patrimoine.
Elle a décidé de rester sur cette petite exploitation familiale de 10 hectares en écartant toute idée d’agrandissement. Il lui fallait trouver une activité valorisatrice : l’accueil à la ferme s’est imposé. Le site s’y prêtait, « là haut sur la colline dans un coin tranquille, venez prendre le temps... » dans cette ferme pédagogique validée par l’Inspection Académique et ferme découverte proposée à tous les amoureux de la nature.
Josiane s’était donnée une période test de trois mois (de juin à août 2000). Aujourd’hui, elle accueille environ 3000 élèves et 2000 touristes par an, ce qui représente 60% de son revenu. Elle envisage aujourd’hui de développer et diversifier son activité en restant dans l’accueil.
Comment se situe votre exploitation sur le marché, dans votre territoire ?
Le projet, qui a bénéficié de fonds européens, a été monté en concertation avec les collectivités locales. La commune a participé à l’aménagement d’un parking pour le stationnement de bus.
Le rayon d’attraction de la ferme, agréée « Bienvenue à la Ferme », est aujourd’hui optimum, débordant sur les départements voisins. Outre les écoles, la ferme est « référencée » dans les offices de tourisme. Le besoin de connaissance du monde rural est réel de la part des jeunes enfants mais aussi de leurs parents ou grands parents qu’ils soient citadins ou ruraux. Les visiteurs étrangers, nombreux dans la région, sont aussi attirés par cette vision du monde rural. Le souci de la propriétaire d’associer le jeu à la découverte est apprécié par tous. Sa maîtrise de l’occitan lui attire de nouvelles sympathies.
Les objectifs fixés lors de l’implantation ont été atteints. Des projets d’implanter une formule d’hébergement, à plus long terme de restauration, vont prochainement conforter cette belle réalisation.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait construire un projet similaire.
Travailler et ne pas rêver ! Savoir ce que l’on veut, être soi-même persuadé de la qualité de vie que l’on veut faire découvrir.
Etre capable aussi de se remettre en question et se garder l’esprit critique pour réorienter son projet de façon à mieux répondre à l’attente des visiteurs.
Il est aussi nécessaire d’aller voir ailleurs, de se constituer un réseau de partenaires fonctionnant sur « le bouche à oreille »...