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Du conventionnel au bio : réflexions par rapport à l’équilibre et à la conduite du système fourrager
Proposition d’une méthode logique pour aborder avec les éleveurs la perspective d’une conversion à l’agriculture biologique.

 

L’estimation des pratiques d’intensification fourragère de l’éleveur renseigneront utilement sur son aptitude à la conversion bio. Un chargement inférieur au potentiel de sa zone, une insuffisante autonomie fourragère ou une impossibilité à moduler la taille de la surface en fourrage laissent présager de difficultés.

Les systèmes fourragers en élevage bio, généralement extensifs, exigent une maîtrise des charges qui passe par une dominante herbagère et une priorité au pâturage sur des stocks qui doivent être surtout constitués de foins.

Comme dans les systèmes conventionnels, bonne santé et production des animaux dépendent de la quantité et de la qualité de l’alimentation ainsi que des conditions de logement. Afin d’éviter mauvaises herbes et parasites, la mise en place des cultures (labour, faux-semis...) et leur entretien (herse-étrille, binage, fauche des vivaces) doivent être soignés. Le facteur limitant constitué par l’azote peut être levé par l’utilisation de légumineuses, par un usage modéré des fumiers et par un recours raisonné à la fumure minérale.

Les outils de diagnostic fourrager élaborés par l’I.N.R.A. de Toulouse peuvent s’avérer utiles pour piloter la fertilisation et le suivi du pâturage.

Enfin, l’impact économique prévisible des changements mérite d’être mesuré.

Par Jean Foucras, Chambre d’Agriculture de l’Aveyron - Service Références - novembre 1999



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